Posted by: mesbillets on: 25 août 2008
Ce documentaire de Martin Frigon nous conduit dans les hauteurs des Andes chiliennes, où la compagnie canadienne Barrick Gold, le plus gros producteur d’or au monde, développe son controversé projet Pascua Lama.
Ce western engagé s’articule autour du combat des habitants de la communauté agricole de la vallée Huasco, au Chili, alors qu’ils s’opposent à l’implantation des géants miniers Barrick Gold et Noranda (aujourd’hui incorporée à la compagnie suisse Xstrata) à plus de 4000 mètres d’altitude au coeur de la cordillère des Andes. La caméra dévoile également l’impuissance du gouvernement chilien face à l’explosion sans précédent de projets miniers au potentiel destructeur.
On se souviendra que Barrick Gold est une des deux compagnie minières canadiennes qui poursuivent les éditions Éco-société et les auteurs du livre Noir Canada: Pillage, corruption et criminalité en Afrique pour plusieurs millions dans le cadre d’un poursuite bâillon.
Au sujet du projet Pascua Lama:
Il s’agit d’une mine à ciel ouvert située à 4800 mètres d’altitude. Dès 2009, elle devrait produire en moyenne 750 000 onces d’or et 30 million d’onces d’argent par année. La mine a une durée de vie estimée à 20 ans. Plusieurs compagnies participent à ce projet, dont la canadienne Barrick Gold.
L’emplacement de la mine est plutôt particulier, car il chevauche deux pays. Sa réalisation est rendue possible grâce à la signature de l’accord minier Chili-Argentine en 2004.
Lors de sa présentation, le projet minier nécessitait l’enlèvement d’une partie des glaciers Toro 1, Toro 2 et Esperanza. Ces glaciers recouvrent les dépôts d’or et d’argent. Le volume à déplacer représente 300 000 m³ de glace étalée sur une surface de 20 hectares.
En raison d’une forte opposition locale (de nombreux agriculteurs auraient été directement affectés par le déplacement des glaciers) et nationale, ainsi que par une mobilisation internationale, Barrick Gold a du revoir ses projets. Le 19 février 2006, un accord a été signé avec la Corema (Corporacíon Regional de Medio Ambiante) stipulant que l’exploitation de ces mines devait se faire sans que le glacier ne puisse être déplacé, ou abîmé. De plus, cet accord force Barrick Gold à multiplier par 9 le nombre de points de contrôle du glacier.
L’utilisation de mercure dans l’extraction minière pourrait, en cas de problème, condamner tout le secteur agricole de la Région. (source: Wikipédia)
Le film sera projet les 29 et 30 août 2008 dans le cadre du Festival des Films du Monde de Montréal et sera à l’écran du Cinéma du Parc à Montréal du 3 au 9 octobre 2008.
Mirages d’un Eldorado est distribué par Diffusion Multi-Monde.
Un autre film sur le sujet, Watershed, est en préparation (anglais).
2 | mesbillets
26 août 2008 à 7:30
Honnêtement, elle semble être passée assez inaperçue ailleurs aussi…
3 | Le documentaire «Mirage d’un Eldorado» remporte le grand prix 2008 du Festival international du film d’environnement de Paris « MON BILLET
1 décembre 2008 à 11:07
[...] documentaire Mirages d’un eldorado, de Martin Frigon, a reçu le Grand Prix 2008 au 26e Festival international du film [...]
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26 août 2008 à 2:37
Merci pour cette info qui est passée totalement inaperçue en Europe !